Naissance de la première ferme perlière en Australie en 1956
En 1956, la première ferme perlière ouvre en Australie. Elle est localisée à approximativement 400 kilomètres au Nord de Broome.
Avec seulement quelques fermes actives, l’Australie a su s’imposer au niveau international en moins de 10 ans. Le pays produisait 65% des grosses perles qui venaient des mers du Sud.
Le succès de l’industrie perlière australienne repose sur l’origine des huîtres. Elles étaient directement prélevées dans les bancs naturels. Aucune huître reproductrice n’a été élevée et cultivée par l’Homme.
L’huître était ramassée par des pêcheurs locaux. Elle est ensuite nettoyée, pesée et mise dans un filet de nylon. Pour la protéger, elle était immédiatement entourée avec un fil métallique et du plastique. Le but est de la préserver des prédateurs et des aléas naturels.
Les filets étaient ensuite disposés au fond de la mer. L’huître est censée récupérer du stress causé par la capture. Quatre mois après, l’huître est remontée à la surface pour subir une greffe. L’huître sera remise au fond de l’eau pour sa convalescence. Les techniciens japonais vont la surveiller pendant tout le processus.
La culture d’une seule perle peut prendre jusqu’à 30 mois. Une huître peut être greffée 4 fois si elle supporte bien les greffes et qu’elle produit de belles perles. Plus elle produit de perles, plus elles sont grandes.
Si l’huître ne produit aucune perle, on vend sa nacre et sa viande séchée. En Chine, le kilogramme peut rapidement atteindre les 350 dollars. Il s’agit d’un plat de luxe chinois qui se consomme pour les occasions spéciales. Ainsi, il n’y a aucun gaspillage même si l’huître ne produit rien.
Aujourd’hui, le Japon cherche à renforcer son contrôle sur l’industrie perlière notamment en surveillant les greffes et les implantations. L’objectif est de tout faire pour que l’huître ne souffre pas.
L’Histoire des perles d’Australie : Comment est née la perliculture en Australie ?
Tout commence par la suprématie japonaise
Dans les années 1920, le Japon adoptait des lois protectionnistes pour protéger sa souveraineté et ses produits.
L’Australie a voulu se démarquer en autorisant les activités de la perliculture.
Certains Australiens avaient l’interdiction formelle de cultiver les perles. Les Japonais ont donc pris la décision d’exploiter des perles dans les mers australiennes à travers la société japonaise Mitsubishi. En 1928, les premières perles sont nées à proximité des îles Celebes.
A Thursday Island, à la fin des années 1940, le Pearl Shell Research Laboratory développe une industrie. La société va analyser la biologique des huîtres et son environnement naturel.
Au début des années 1960, les scientifiques publient de bons résultats. Cependant, le gouvernement décide de fermer le laboratoire. En effet, selon lui, l’industrie coûtait bien plus qu’elle ne rapportait. Depuis cette décennie, ce sont principalement des étrangers qui exploitent l’industrie perlière australienne.
Des compagnies australiennes ont accepté de travailler selon les conditions japonaises dans le but de capitaliser la perliculture. Ainsi, les techniques de culture devaient rester parfaitement confidentielles. De même, le Japon se réservait le droit de rapatrier toute la culture au pays. La production était régulée au niveau national. L’Australie et son gouvernement n’avaient aucunement le droit de se mêler des fermes.
Toutefois, cette situation ne permet pas à l’industrie perlière de se développer comme elle le méritait. La recherche technique et scientifique ne pouvait plus avancer dans de telles conditions.
Quels sont les gisements perliers pour la pêche aux huîtres perlières ?
Dès 1861, la région a été exploitée pour la pêche des huîtres perlières. Tays, un américain en expédition dans la région, a prévenu les autorités que cette zone géographique abritait une multitude de gisements. Des aborigènes ont été employés pour plonger et exploiter les premières huîtres perlières. Petit à petit, la technique s’est développée et les flottes japonaises se sont mises à pêcher pour faire vivre la perliculture. De grands centres perliers ont vu le jour pour approvisionner les éleveurs et les pêcheurs australiens. On peut notamment citer l’île Thursay et Broome.
Dès les années 1870, les australiens ont commencé à exploiter les gisements perliers grâce à des flottes et des scaphandres. Les bateaux utilisés mesuraient une taille moyenne. Ils étaient capables de transporter un équipage plus ou moins conséquent.
Entre 1900 et 1910, les perles australiennes et la pêche des nacres représentent l’un des profits les plus importants du monde.
Si l’on regroupe toutes les informations fournies par les auteurs, on estime la valeur de l’exploitation de la nacre à plus de 300 000 euros en seulement 10 ans. Grâce à la loi de l’offre et de la demande, la perle atteint une valeur monétaire impressionnante. En 1917, au Nord-Ouest du pays, une très belle perle australienne a été pêchée. Elle mesurait environ 16 millimètres de diamètre et pesait approximativement 100 grammes. Les experts ont estimé sa valeur à 20 000 dollars.
Quelles sont les espèces d’huîtres perlières pour les perles d’Australie ?
Trois huîtres sont utilisées pour produire des perles australiennes :
- Pinctada maxima.
- Pinctada carcharium.
- Pinctada cumingi.
La totalité de l’industrie perlière australienne repose sur la production et l’exploitation de ces trois huîtres.
- La pinctada maxima offre une nacre unique au monde. Sa coquille est entièrement blanche.
- La pinctada cumingi est relativement petite et ses bords sont noirs.
- La pinctada carcharium est trouvable uniquement dans Sharks Bay. Sa coquille est très mince. Toutefois, elle produit assez facilement des perles. Sa gemme est un bel orient.
L’exploitation de la pinctada maxima a provoqué de nombreuses conséquences économiques. Certaines coquilles peuvent atteindre les 30 centimètres de hauteur. Le mollusque peut parfois peser plus d’un kilogramme. La coquille a une teinte brun et des reflets jaunâtres. Cette dernière est relativement épaisse et sa forme est arrondie. La nacre produite est très claire. Le mollusque habite dans les fonds rochers. Cela signifie qu’il est possible de le trouver uniquement dans les récifs coralliens.
La pinctada maxima résiste aux eaux troubles, mais elle se développe mieux à la clarté. En moyenne, le mollusque se trouve entre 20 et 100 mètres de profondeur.
Le mollusque est une espèce tropicale que l’on trouve dans le Pacifique. Ainsi, on le trouve dans les Philippines, sur la côte Nord de l’Australie, dans le golfe du Bengale et depuis la Nouvelle-Guinée.